Solitaire

Solitaire
Réalisé par Greg McLean
Avec Michael Vartan, Radha Mitchell, Sam Worthington plus...

Titre original : Rogue
Interdit aux moins de 12 ans
Long-métrage australien. Genre : Epouvante-horreur, Action
Durée : 1h35 min Année de production : 2007

Critique Ddarko:

Finit les séquestrations et tortures de touristes par un ersatz de Crocodile Dundee puisque Greg McLean affiche pour monstre un croco et un vrai cette fois. Même si il continue d'explorer le terrain balisé du survival en terrain hostile, le cinéaste abandonne l'horreur pure pour s'essayer au film de monstre. En magnifiant toujours plus son pays natal, McLean utilise la même structure que pour Wolf Creek pour nous rendre compte de la beauté du paysage (la photo est a tomber) puis recentre son histoire sur ses personnages enferme dans un lieu du début a la fin. Pas facile de faire un film d'1h30 dans ces conditions mais McLean a plus d'un tour dans son sac et en profite pour revisiter ses classiques. Enfin plutôt un en particulier puisque non content d'utiliser au maximum le décor environnant, il appliquera la technique inventée par Spielberg sur « les dents de la mer » aux apparitions du croco. Agissant en crescendo, ce dernier ne sera pas visible lors d'une première attaque hors-champs (Mc Lean utilisera alors le groupe de personnes pour créer la peur), et se découvrira peu à peu jusqu'à un final explosif. En rendant un hommage magnifique au « Predator » de McTiernan, McLean orchestre une séquence Badass ou pendant 15 minutes, aucun dialogue ne sera prononce. Mickael Vartan reviendra même a son cote animal a l'image de Bush dans le chef d'½uvre de vous savez qui.
Brillant par sa construction du suspense, le cinéaste n'en oublie pas moins d'enrichir un maximum ses personnages sans avoir recours a de long tunnels dialogues ou a de quelconques flashbacks. S'appuyant sur une écriture privilégiant le comportement des protagonistes dans des situations extrême, il n'hésite pas a nous prendre a revers par la suite.
Alors certes, le film de McLean ne dépasse pas la pure série B tendue, mais en ces temps où l'on est très souvent trompé sur la marchandise, Solitaire fait réellement du bien.

4/6
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# Posté le samedi 31 octobre 2009 10:44

The Descent Part 2

The Descent Part 2
Réalisé par Jon Harris
Avec Shauna Macdonald, Natalie Jackson Mendoza, Gavan O'Herlihy plus...
Titre original : The Descent Part 2
Interdit aux moins de 12 ans
Long-métrage britannique. Genre : Epouvante-horreur
Durée : 1h33 min Année de production : 2009

Synopsis
Rescapée de l'expédition spéléologique de " The Descent ", Sarah émerge seule des grottes des Appalaches, traumatisée par les événements. 24 heures plus tard, le shérif local l'oblige à redescendre sous terre afin de guider l'équipe de secours qui cherche désespérément ses cinq amies disparues. Alors que le groupe s'enfonce dans les profondeurs, Sarah commence à réaliser toute l'horreur de cette mission.
Le danger qui les guette, tapi dans les ténèbres de la grotte, est encore plus féroce que celui auquel Sarah a survécu...

Critique T-Bib:
On n'en rêvait pas et Jon Harris l'a fait! Le monteur de l'excellent Eden Lake, Stardust, Layer Cake, Snatch et donc le première opus de The Descent, nous offre une suite cet excellent film qui avait le mérite de ne pas se contenté a foutre juste des scènes gore dans une grotte, et offrant une petite réflexion sur la perte d'un etre cher et autres. Ici, Neil Marshall, réalisateur du premier opus, à donné feu vert a son monteur pour réaliser cette suite improbable. Le bonhomme a quand même participé à des projets plutôt réussis, en regardant sa filmographie, mais malheureusement, il y a des métiers qui ne sont pas pour tout le monde. En gros il est autant bon qu'en montage que mauvais en réalisation. En effet the descent 2 est un ramassis de n'importe quoi pour les ados prepubère en manque d'action et d'hémoglobine. Tout d'abord le film à la mention interdit au moins de 12 ans, alors que le film s'avère être assez gore.

L'histoire commence donc à la fin du première opus, et on se demandait bien comment le récit allait se dérouler, compte tenu que la fin du 1 n'annonçait pas une suite. Et bien le remède de ce problème est de se foutre du spectateur. On administre une petite dose d'amnésie à une héroïne complètement shooter (Sans jeu de mots^^), pour la faire retourner dans la grotte et mené l'enquête dirigée par un shérif qui ne jure que par son flingue, accompagné de son assistante un peu à la ramasse. Ensuite on nous balance des JumpScared super raté tout au long du film (Camera se bloquant sur un objet pendant 5s et la musique qui se coupe). On attend donc l'arrivée des Crawlers pour essayer de remonté le niveau, mais ca devient pire. Dans le première opus, ils étaient assez effrayant. Ici on les retrouve trop souvent, et ce ne sont pas les crawlers effrayant du 1, mais des crawleurs gueulards, chiant, ennuyeux et perdant toute crédibilité à force de les entendre crier à toutes les scènes de sursauts. Le film commençant a s'enfermer tout seul, le réal décide de modifier l'histoire du 1, en ressuscitant un des personnages du 1. c'est à dire June, celle qui se prend un coup de pioche dans la jambe et qui on voit se faire dévorer à la fin. Ici, elle est bien vivante, avec juste une petite blessure à la jambe. Les retrouvailles entre cette dernière et Sarah nous offre un crêpage de chignons inutile qui ne fait pas avancer l'histoire. A ce moment la on se dit, peut être qu'avec l'arrivé de celle ci, on va assister à un film fun et gore. Que nenni, Exit la partie fun, place au gore gratuit, et cette scène mémorable et complètement inutile du défonçage bras (Le shérif suspendu dans le vide, attaché à Sarah avec des menottes, se fait exploser le bras alors que la solution la plus simple aurait été de couper les menottes!). on se dit que la, tout est perdu, et qu'on assistera à un des plus gros nanars de l'année. Et bien c'est ce qui va se passer, Malgré cette dernière scène plutôt réussi entre les 3 femmes et les crawlers. Mais scène finale viendra enterrer le film dont on ne donnait pas cher avant de le voir. Une scène finale voulant créé un buzz sur les forums ciné, mais totalement invraisemblable par rapport au début du film! Et donc une annonce a une plus que probable suite à cette "franchise" qui aurait du rester à l'état de simple film!

Au finale, ce 2nd opus est totalement inutile. Le premier avait le mérite de placer la barre assez haut, et de redonner un coup de jeune au genre, tout en y insérant de bonnes idées très intéressante, et surtout un sens au personnage et à l'histoire. Ici, le réalisateur se fout de notre gueule en détournant l'histoire du 1 . Pour celui ci, le 1er opus a juste été une excuse pour faire un film de merde avec du gore gratuit. Mais cela n'enlève rien à ce qu'on nous a offert dans le 1.

0/6
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# Posté le samedi 31 octobre 2009 04:48

Modifié le lundi 02 novembre 2009 06:05

Jennifer's Body

Jennifer's Body
Réalisé par Karyn Kusama
Avec Megan Fox, Amanda Seyfried, Johnny Simmons plus...
Interdit aux moins de 12 ans
Long-métrage américain. Genre : Fantastique, Comédie, Epouvante-horreur
Durée : 1h45 min. Année de production : 2007

Synopsis
Lycéenne dans une petite ville américaine, Jennifer est une beauté fatale à qui aucun garçon ne résiste. Cette bombe cache pourtant un petit secret : elle est possédée par un effroyable démon. Mangeuse d'hommes à tous les sens du terme, elle se transforme peu à peu en créature pâle, maladive et meurtrière... Needy, sa discrète amie d'enfance, va désespérément tenter de protéger les jeunes hommes de la ville, à commencer par son petit ami Chip...

Critique T-Bib:
Karyn Kusama est un nom a retenir, après nous avoir endormis puis achever avec son Aeon Flux, elle revient avec un film dans un genre différent. Elle s'était essayé à la Science fiction, avec son dernier long, elle s'était planté, cette fois ci elle s'attaque à un genre que j'affectionne, le film d'horreur. Le constat? Elle s'est encore planté! Tout ce qui n'a allait pas dans Aeon Flux n'a pas été corrigé mais bien réutiliser. A savoir le fait que son but est tellement d'attirer la clientèle masculine, qu'elle en oublie tout. Le point commun entre les 2, est qu'elle utilise des actrices sexy, avec des costumes moulant, ou des habits de salopes. Elle leur fait prendre des positions hot juste pour le fun.

Mais voila, elle est bien belle la plastique de Megan Fox, mais la voir faire sa chaudasse pendant 1h30 est plus que maladroit! Point de vue histoire, on est en plein dans le teen movie-horreur avec des personnages super mal ecrit, pour exemple, celui de Amanda Seyfried est une sorte de looseuse qui idolatre sa meilleure amie parce qu'elle est belle et populaire! L'écriture de son personnage nous ferait penser à ceux des séries TV des années 90 genre, sauver par le gong ou Parker Lewis lol. Celui de Megan Fox a le privilège de reunir tout les clichés que l'ont craignait avant de voir le film. c'est-à-dire, c'est une PomPom Girl, populaire, belle, sexy et salope, avec aucun caractère.

Pour ce qui est du film d'horreur, Karyn Kusama mise sur des Jump Scare à tout bout de champs pour que le spectateur n'oublie pas qu'il regarde un film d'horreur, et non pas le Megan Fox Show. L'horreur n'est donc pas au rendez vous, la réalisatrice confond gore et vomitif. Et certaines scènes le sont vraiment, (Scène ou Megan Fox se transforme en je ne sais quoi, où elle vomis du petrole ou je n'ai quelle substance). Pour ce qui est des dialogues, c'est vraiment bas, on est dans le teen movie pur et dur, mais pas le teenmovie à la supergrave, le teenmovie à la sex drive ou d'autre navet dans le genre.

Au final, Jennifer's body est un film ecrit pour Megan Fox, pour que celle ci en fasse baver plus d'un, pour rapporter des sous au box office et donc pour faire passer Megan Fox pour une vrai Salope! Un mauvais film ecrit par la même personne qui a pondu le scénario de Juno (tout de même), comme quoi, on peut avoir un eclaire de génie sur un projet, et lâcher quelques chose de très mauvais sur un autre!
Karyn Kusama est bien un nom a retenir, car quand vous verrez ce nom, éviter le film a tout prix!

0/6

# Posté le samedi 24 octobre 2009 03:52

Twilight

Twilight
Réalisé par Catherine Hardwicke
Avec Kristen Stewart, Robert Pattinson, Billy Burke plus...
Titre original : Twilight
Long-métrage américain. Genre : Fantastique
Durée : 2h10 min. Année de production : 2008

Isabella Swan, 17 ans, déménage à Forks, petite ville pluvieuse dans l'Etat de Washington, pour vivre avec son père. Elle s'attend à ce que sa nouvelle vie soit aussi ennuyeuse que la ville elle-même. Or, au lycée, elle est terriblement intriguée par le comportement d'une étrange fratrie, deux filles et trois garçons. Bella tombe follement amoureuse de l'un d'eux, Edward Cullen. Une relation sensuelle et dangereuse commence alors entre les deux jeunes gens : lorsque Isabella comprend que Edward est un vampire, il est déjà trop tard.

Critique Ddarko:

Je tiens tout de suite à être honnête avec les fans de la saga initiée par Stéphanie Meyer : oui je mérite le fouet car je trouve qu'une purge pareille ne devrait même pas avoir les honneurs d'une sortie en salle. Mais revenons déjà au matériau d'origine que n'aurait pas renié une certaine idéologie misogyne du 17eme siècle. Selon Stéphanie Meyer, au pays des vampires qui brillent au soleil, la femme n'est pas capable de prendre les décisions tout seule. Celle-ci se doit de suivre l'homme sans broncher car aveuglée par l'amour. Un discours passéiste fumeux, ayant curieusement emporte l'adhésion auprès des adolescentes de toutes parts. Un discours dissimulé derrière un Romeo et Juliette du pauvre, auquel l'auteur a cru judicieux d'ajouter une histoire de vampires soit disant innovante. Mais discuter de l'½uvre littéraire n'est pas mon but alors attelons-nous a ce qui semble être un film. La narration reprendra donc celle de l'épisode « Fascination » et autant dire que le mot Hilarité semble plus trouver sa place. Et la pantalonnade ne se fait pas attendre puisque au bout de 15 minutes de mise en scène a la platitude hallucinante, une bande d'ados s'amène maquille a la Marylin Manson en lançant des regards très méchants ! Et le délire loin d'être jouissif (puisque trainant dans la boue le mythe du vampire) trouvera son apogée dans une scène tout droit sortie de Dragon Ball le film ou Edward porte Bella tout en courant avec des effets de moulinets crées par une société d'effet spéciaux au bord de la faillite. Si on ajoute a cela une production design minimaliste (on a l'impression que le film se déroule sur 2 hectares de terrain tant les différents endroits du film se ressemblent), des scènes de bagarres orchestrées par le chorégraphe de Steven Seagal et nous atteignons sans peine les abymes du septième art. Une question me chagrine donc : Comment une daube pareil a pu cartonner au Box Office, sachant que ni les amateurs de film de genres (Fans de Vampires ou loups garou, passez votre chemin), ni la gente féminine n'est respectée ?

0/6

# Posté le vendredi 23 octobre 2009 13:52

Modifié le samedi 24 octobre 2009 05:30

The Chaser

The Chaser
Titre original : Chugyeogja
Interdit aux moins de 12 ans avec avertissement
Long-métrage sud-coréen. Genre : Action, Policier
Durée : 2h03 min. Année de production : 2007

Joong-ho, ancien flic devenu proxénète, reprend du service lorsqu'il se rend compte que ses filles disparaissent les unes après les autres. Très vite, il réalise qu'elles avaient toutes rencontré le même client, identifié par les derniers chiffres de son numéro de portable. Joong-ho se lance alors dans une chasse à l'homme, persuadé qu'il peut encore sauver Mi-jin, la dernière victime du tueur.

Critique Ddarko:

La vitalité du cinéma de genre Coréen dépasse clairement tout ce que l'on aurait pu imaginer. Si le pays du matin calme a produit ce qui se fait de mieux dans le milieu du polar depuis le cinéma HK des 80's, c'est bien grâce a la liberté culturelle tout juste acquise. Et des déculottés filmique, on en a pris ces derniers temps, voyez plutôt : Old boy, Sympathy for Mr vengeance, The Host, JSA, Bittersweet life, Memory of murder ; auxquels on peut bien sur ajouter le magnifique Deux s½urs. Toutes avaient en commun un fond politique mais également existentialiste. On ne sera donc pas étonne de voir débarque un nouveau fleuron du genre puisque The Chaser combine autant de thématiques, tout en apportant du sang neuf a un genre en pleine mutation.
En Narrant comment un proxénète (pas le plus sympathique des antihéros) cherche à retrouver l'une de ses prostituées ayant été enlevée puis torturée par un serial Killer, le cinéaste veut avant tout humaniser le personnage principal puisque ce qui était autrefois un morceau de viande, devient à ses yeux un véritable être humain. Un enjeu existentialiste découlant des rapports entretenus entre le macro et la fille de son « employé », et qui pour le coup, deviendra le terreau d'un grand drame humain. Pour satisfaire cette démarche narrative brillante, le cinéaste n'hésite pas à casser les règles du film de Serial Killer en accordant une importance primordial aux victimes, souvent négligées dans la plupart des films. Nous apprendrons donc peu de chose concernant le tueur et ses motivations, puisque le script se recentre continuellement sur la quête initiatique d'un homme cherchant à retrouver son humanité. Son évolution se heurtera aux méthodes brutales de la police mais également a une société individualiste n'accordant aucune importance à ces êtres en marge que sont les prostituées. Na Hong Jin dont il s'agit du premier film nous fait donc entrer dans un monde en pleine déliquescence, pas facile a regarder en face, mais ou tout espoir n'est pas perdu. A la manière de David Fincher sur Seven, le real impose certes un regard nihiliste sur le monde d'aujourd'hui mais dont la lumière peut subsister de la part de la pire pourriture.
Jouissant d'un script parfait privilégiant les temps d'arrêt pour mieux dynamiter l'action de l'intérieur (l'efficacité des fameuses poursuite a pieds découle de ce qui les précèdent), The Chaser est également un film a la frontière des genres. Comme c'était le cas de l'excellent Memory of murder, le film de Na Hong Jin n'hésite pas à entrer dans le registre comique et la satire social, sans que l'on récente une incohérence d'ordre structurelle.
Au même titre que ces aines Coréens, le cinéaste a donc compris l'importance de ne pas rester prisonnier des codes, et nous livre avec The Chaser, un grand thriller existentialiste.

6/6
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# Posté le mercredi 21 octobre 2009 16:56